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J’aime Nice
09.02.2010
Bon, alors pour elle, Nice, ça doit être, dans l’ordre ou dans le désordre :
- le bronze- cul de l’Europe
- des plages même pas en sable avec des galets qui tuent les pieds
- des maffieux à pompes bicolores et des malfrats qui sautent par la fenêtre du palais de Justice
- un Maire de série Z
- Braïce de Naïce le débile local
- “et quoi d’autre ?” Chanterait Gainsbourg !
Ce soir, faisant une pause sur le trottoir en remontant mes courses, j’ouvre mon blouson, il fait très doux, humide, une grosse rose mouillée s’incline sous le citronnier tout décoré de bulbes jaune vif, le mandarinier à côté croule sous les fruits, il fait bon.
Je suis à pied, dans une petite rue déserte, les oiseaux vocalisent dans les palmiers.
C’est une ville douce, une vie facile, calme, sans danger, sans efforts ni obstacles superflus.
Une ville pour paresseuse.
Nice, c’est la ouate :)
Un appart sans bruit ni heurts à dix minutes à pied du travail, du Franprix, de la mer, du collège, d’un jardin…
Train, tramway, aéroport, hôpitaux, médecins, Postes, théâtre, opéra, musées, services divers : tout est à côté, à portée, simple et rapide.
Monaco, Menton, l’Italie, les stations de ski, l’arrière- pays, Grasse, Gourdon, le Var, sont à une heure de route.
C’est aussi une ville de 500 000 habitants, aux quartiers variés, au cachet secret.
Les plus petites rues ont leurs “palazzi” Renaissance, leurs plafonds à caissons, leurs fresques.
Une église baroque à chaque coin de ruelle, un immeuble art déco daté et signé tous les cinquante mètres.
Pour pas un sou, vous marchez tous les dimanche le long des vagues, sous un ciel irréel, poignant de pureté, de nuances, de lumière.
Alors, bien sûr, au- dessous de 3000 euros par mois, vous êtes sinon pauvre, du moins “gêné”.
Mais si peu de frais de chauffage, de chaussures, de vêtements !
Deux pantalons, des baskets, un petit blouson, vous voilà vêtus pour les quelques mois d’hiver.
A Nice, le froid, c’est quand il fait moins de 15 degrés.
L’hiver ne dure que trois ou quatre mois.
L’exotisme, c’est la pluie et la brume, qui ont le charme de l’exception.
Alors, oui, j’aime Nice, pour ses jardins, ses musées, Chagall, Matisse, le mimosa, les palmiers, les fleurs d’acacias, les bougainvillées exubérantes, le jasmin entêtant les nuits d’été, le roulement envoûtant des vagues, qui s’offrent si doucement aux nageurs, oui, j’aime Nice, ses chapelles des pénitents, ses coupoles baroques vernissées, son marché aux fleurs, ses oliveraies, la roseraie charmeuse du monastère de Cimiez.
J’aime le Parc du château, sa vue impériale sur la Méditerranée, j’aime les croix d’or de l’église russe dressées sur un ciel d’icône, j’aime carnaval, son défilé halluciné dans la nuit, et le roi en feu sur la mer.
J’aime le drapeau de Nikaïa, la fierté de son aigle royal.
J’aime ses feux d’artifice déployés sur le miroir sombre des eaux, j’aime les relations à la fois directes, faciles et discrètes.
A Nice on se regarde dans les yeux, on se parle, on se sourit, tranquillement, sans se connaître.
Franprix et Fauchon, Dior et La Halle se côtoient, et même les clochards ont droit à la douceur des vagues.
Alors, “definitely yes” : Nice is nice, j’aime ma ville, même si sa partie luxueuse me restera toujours fermée : le luxe de sa suavité est donné à tous, et chaque jour je m’en délecte.
Convaincue, ma petite île, isolée dans la grande ville ?
Entends le chant des sirènes…



Je suis le président et fondateur de FRANTSIA.J’ai gardé de mon enfance dans la Vallée de la Loire mondialement connue pour ses châteaux, l’amour des bâtiments majestueux et une certaine idée de l’élégance à la française.
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